Les technologies numériques pourraient fournir 20% des réductions d’émissions de CO2 dont nous avons besoin pour atteindre le zéro net d’ici 2050.
Le changement climatique est désormais un problème majeur. Les entreprises, les décideurs et le public connaissent déjà la nécessité (et le coût) de la transition écologique, l’importance de protéger la biodiversité et le fait que l’inaction actuelle n’est pas durable.
S’il existe de nombreuses façons de lutter contre le changement climatique, elles se résument souvent à un seul mot : réduire.
Nous devrions réduire les quantités de combustibles fossiles que nous brûlons. Nous devrions réduire la déforestation. Nous devrions réduire la quantité de déchets que nous produisons.
Mais toutes les réductions ne sont pas égales.
Le mouvement de la décroissance peut avoir un attrait romantique, mais elle n’est ni pratique ni réaliste, en particulier au milieu d’une crise mondiale autour de l’inflation et du pouvoir d’achat.
Au lieu de cela, nous devrions nous concentrer davantage sur ce que nous pouvons faire en« plus ». Rendre les énergies renouvelables plus efficaces, l’industrie plus productive, l’élaboration des politiques plus en adéquation avec les urgences climatiques et les entreprises plus transparentes sur leur implication.
Pour y parvenir il nous faut PLUS de digitalisation !
Le numérique peut se faire en faveur d’un monde plus écologique. Par exemple des études suggèrent que les réseaux 5G sont jusqu’à 90 % plus économes en énergie par unité de trafic que les réseaux 4G traditionnels,
Voyons donc en revue d’énormes gains environnementaux dans deux autres secteurs.
1. La production d’énergie
Les plus grandes éoliennes offshore d’aujourd’hui sont plus de deux fois plus hautes que celles installées il y a seulement cinq ans.
Mais plus la turbine est grande, plus elle doit être éloignée de la mer et plus le processus de maintenance est compliqué.
Grâce à la digitalisation on peut couvrir les plus grands parcs éoliens avec un seul réseau sans fil privé pour fournir des solutions telles que la maintenance prédictive, les drones d’analyse et de réparation et l’ingénierie en réalité augmentée. En conséquence, les ingénieurs effectuent moins de sorties en mer et davantage de turbines peuvent être maintenues à leur puissance de pointe.
La digitalisation rend également d’autres formes de production d’énergie plus efficaces. Par exemple, les progrès de l’intelligence artificielle (IA) rendent les panneaux solaires dynamiques. Ils suivent le soleil pendant la journée, et deviennent jusqu’à 45 % plus productifs que les panneaux statiques.
En plus de faciliter l’intégration des énergies renouvelables au réseau, les systèmes énergétiques entièrement digitalisés et gérés par l’IA peuvent identifier qui a besoin d’énergie, quand ils en ont besoin, et comment leur fournir au coût le plus bas possible.
Une telle digitalisation permettra l’intégration d’énergies renouvelables pratiquement illimitées dans le réseau, car les variations de production peuvent être compensées instantanément soit par d’autres sources d’énergie, soit en ajustant la demande.
Un exemple à petite échelle est le projet de Nokia en collaboration avec Siemens et A1. Leur micro-réseau répond aux besoins énergétiques du campus grâce à la production d’énergie éolienne et solaire sur place. Cela réduit la dépendance à l’égard de l’énergie hors site et réduit les émissions de carbone sur le campus d’environ 100 tonnes par an en 2021, avec le double prévu pour cette année.
2. L’agriculture digitale
L’ONU prévoit que les fermes devront produire 70 % de nourriture en plus, sur 5 % de terres en plus, d’ici 2050. Seule la digitalisation peut rendre cela possible.
L’exemple classique consiste à enterrer des capteurs dans le sol, garantissant que les cultures reçoivent exactement la bonne quantité d’eau et d’engrais. Les satellites et les drones utilisent l’imagerie sensible à la biomasse pour évaluer la santé de vastes étendues de cultures. Les machines agricoles connectées peuvent associer ces données à des informations sur l’état du sol, les prévisions météorologiques et la disponibilité des semences pour maintenir les exploitations à une efficacité optimale.
La numérisation de 15 à 25 % de l’agriculture mondiale de cette manière pourrait augmenter la production mondiale de 300 millions de tonnes d’ici 2030 et réduire la consommation d’eau jusqu’à 150 milliards de mètres cubes chaque année.
Comment les technologies numériques peuvent-elles contribuer à atteindre les objectifs climatiques ?
Les engagements mondiaux de zéro net des entreprises et des gouvernements devraient réduire les émissions de GES de 7,5 % d’ici 2030 . Il faut donc amener les secteurs à fortes émissions à se pencher sur les sujets de l’efficacité, de la circularité et de la durabilité.
Les recherches de l’Initiative de transformation numérique du Forum économique mondial et d’Accenture estiment que les technologies numériques, si elles sont mises à l’échelle, peuvent fournir jusqu’à 20 % des réductions dont nous avons besoin d’ici 2050 dans trois industries à fortes émissions : l’énergie, les matériaux et la mobilité. Selon la rapidité avec laquelle les technologies numériques sont adoptées, ces industries peuvent réaliser entre 4 et 10 % de réduction des émissions d’ici 2030.

Quatre types de technologies digitales sont à employer ensemble pour décarboner les opérations et leurs chaînes de valeur :
1. Les technologies fondamentales telles que l’analyse de la big data
2. Les technologies d’aide à la décision telles que l’IA/Machine Learning et les jumeaux numériques
3. Les technologies habilitantes telles que le cloud, la 5G, la blockchain et la réalité augmentée
4. Technologies de détection et de contrôle telles que l’Internet des objets (IoT), les drones et l’automatisation
Pour inspirer plus d’adoption et de collaboration, le Forum organise également un inventaire des principaux exemples d’entreprises partenaires qui ont mis en œuvre des technologies numériques pour réduire leur empreinte carbone et assurer la croissance économique.
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