Cette nouvelle politique s’inscrit dans le cadre des efforts déployés pour lutter contre l’augmentation des maladies sexuellement transmissibles au cours des dernières années.
Une mesure pour lutter contre les IST
La France a commencé à offrir des préservatifs gratuits dans les pharmacies pour les personnes de moins de 25 ans à partir du 1er janvier dernier, dans le but de réduire la propagation des maladies sexuellement transmissibles. Le gouvernement du Président Macron a ainsi décidé de subventionner le coût des contraceptifs masculins afin de réduire le nombre d’infections sexuellement transmissibles.
« C’est une petite révolution pour la prévention », a déclaré M. Macron en annonçant la nouvelle dans un message vidéo posté sur Twitter.
Cette mesure intervient alors que les autorités sanitaires ont observé une augmentation des infections sexuellement transmissibles, telles que la chlamydia et la gonorrhée, ces dernières années. Mais elle s’inscrit également dans le cadre d’une campagne de santé publique plus large qui a conduit la France à étendre l’accès gratuit à la contraception et au dépistage des maladies sexuellement transmissibles.
Le Président Macron a déclaré que « concernant la santé sexuelle » des jeunes, « nous avons un vrai problème », selon certains médias présents au débat. Et il a reconnu que, en matière d’éducation sexuelle, « nous ne sommes pas bons sur ce sujet. »

Une mesure étendue aux mineurs
Le président français avait initialement annoncé, lors d’un débat sur la santé avec des jeunes, que la mesure ne s’appliquerait qu’aux personnes âgées de 18 à 25 ans. Mais après que plusieurs personnes et militants l’aient interpellé sur le fait que les mineurs risquaient eux aussi de contracter des maladies sexuellement transmissibles, M. Macron a annoncé qu’il étendait cette politique aux mineurs.
Les préservatifs, moyen de contraception peu utilisé
Depuis 2018, les personnes peuvent se faire rembourser le coût des préservatifs par le système national de santé s’ils ont été achetés dans une pharmacie avec une ordonnance. Mais la mesure est mal connue des jeunes Français. Et plus d’un quart d’entre eux disent ne « jamais » ou « pas toujours » utiliser le préservatif lors d’un rapport sexuel avec un nouveau partenaire, selon une étude publiée l’an dernier par HEYME, une mutuelle étudiante.
« L’utilisation du préservatif est très faible, surtout chez les jeunes », a déclaré Catherine Fohet, gynécologue et membre dirigeant de la Fédération nationale des instituts de gynécologie médicale. Elle a déclaré que le prix des préservatifs peut être prohibitif, mais a également souligné leur « mauvaise image » en tant que dispositifs qui réduisent la sensation tactile.

Les MST en pleine expansion
Selon les autorités sanitaires françaises, les infections sexuellement transmissibles, ou IST, sont en augmentation ces dernières années, en particulier chez les jeunes, en raison d’une baisse de l’utilisation des méthodes de prévention.
Des chiffres récemment publiés montrent que le nombre de personnes infectées par la chlamydia a augmenté l’an dernier de 15 % par rapport à 2020, et a plus que doublé par rapport à 2014, selon les données des dépistages effectués dans les centres de santé privés.
Dans le même temps, les infections à la gonorrhée sont en hausse depuis 2016, et les infections au VIH, que l’utilisation du préservatif avait permis d’endiguer dans les années 1980 et 1990, ont stagné autour de 5 000 entre 2020 et 2021.
« Il y a une explosion des IST », a déclaré Jérôme André, le directeur de HF Prévention, une association qui organise des dépistages auprès des étudiants universitaires. Il ajoute que dans certaines universités de la région parisienne, le taux d’I.T.S. atteint 40 à 60 % des personnes dépistées.

Vers d’autres mesures de santé publique ?
Dans un message posté sur Twitter après son annonce, M. Macron a précisé que d’autres mesures sanitaires seraient mises en œuvre dans le cadre d’une loi sur la santé récemment adoptée. Elles comprennent la gratuité de la contraception d’urgence pour toutes les femmes dans les pharmacies et le dépistage gratuit des infections sexuellement transmissibles sans ordonnance, à l’exception du VHI, pour les personnes de moins de 26 ans.
Mme Fohet a salué l’annonce de jeudi, mais elle a déclaré que les préservatifs gratuits « ne résoudront pas tout ». Elle a ajouté que « l’éducation et l’information » étaient essentielles pour convaincre les gens d’utiliser une protection lors des rapports sexuels.
Le Président Macron a reconnu dernièrement que la France devait « former beaucoup mieux nos enseignants sur ce sujet, nous devons les sensibiliser. »
Plus tôt cette année, le gouvernement français a rendu la contraception gratuite pour toutes les femmes jusqu’à 25 ans. Cette mesure a été saluée par le Conseil national de l’Ordre des sages-femmes du pays, qui a déclaré dans un communiqué qu’elle devait s’accompagner d’une meilleure éducation sexuelle pour tous les adolescents âgés de 15 à 18 ans.

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